Si les livres n’existaient pas…

…et qu’il était interdit de les lire. À quoi ressemblerait le monde ? 

crédit image: www.unsplash.com

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“Une vie bien triste, pour le lecteur compulsif.
Une vraie bénédiction pour l’arbre épargné,
qui vivrait ainsi éternellement en paix.”

Le jour se lève sur la forêt

Les premiers rayons de soleil inondent l’oasis de verdure. Un havre de paix aux couleurs d’émeraudes, où rien ni personne ne semble pouvoir jouer une fausse note ou briser l’harmonie qui y règne.

Une agréable odeur boisée, accompagnée d’une légère humidité, vient à mon nez. Pourtant, je me sens inconfortable, traversée que je suis par une peur dont je n’ai aucune explication cohérente.

Soudainement, la mémoire fait surface… Juste ! je me suis assoupi, épuisé que j’étais, au milieu de cette forêt impénétrable, loin de ma route et des chemins balisés. Les seules questions qui traversent mon esprit : pourquoi suis-je ici ? pourquoi ai-je quitté le droit chemin? Est-il trop tard pour rebrousser chemin ?

Oui, peut-être aurais-je dû y penser avant. Avant de me lancer sans tête ni raison dans l’inconnu et sur un chemin plein d’incertitudes et de risques.

La forêt est pleine de dangers...

Et j’y suis, en plein milieu, perdu et… entouré de bruits qui me glacent le sang ! 

“Tout est bruit pour qui a peur.” Sophocie

Me voilà abandonné de tout et de tout le monde. Que vais-je faire, si je me faisais attaquer par une bête sauvage assoiffée de sang ? À l’affut, depuis des jours, d’une proie facile.

Et si c’était moi – un pauvre gars, simplement à la recherche d’un peu d’aventure – qui était poussée dans ses griffes, sans que je m’en rende compte ?

Oui, peut-être qu’il serait légitime d'entendre dire : Tu voulais autre chose. Plus de risques, plus d’adrénaline… plus de tout. Te voilà servi !

C’est un scénario plus que plausible…, il pourrait cependant être autre.

La forêt est pleine d’arbres…

…sans histoire, sans mauvaises intentions.

Pourtant, mon esprit est totalement accaparé par l’inconnu… pire, l’imaginaire.

Je suis tiraillé entre ce qui est et ce qui pourrait advenir. Je reste ainsi un long moment. Sans savoir comment me comporter, mettre de l’ordre dans ma tête ou changer quelque chose à mon inconfort.

Rester : me semble une mauvaise option…, les arguments énoncés précédemment semblent le prouver clairement.

Partir : aussi un mauvais choix, lié qu’il est à un risque important ; me perdre encore plus profondément dans cette forêt hostile.

“Faites connaître vos décisions, jamais vos raisons.
Vos décisions peuvent être bonnes, vos raisons
seront certainement mauvaises.” Murray

Nous y sommes… la situation est compliquée, très compliquée !

Et si le cauchemar…

…se passait simplement dans mon mental, et que le metteur en scène c’était moi.

Cela signifierait que je pourrais revisiter le scénario. En faire une histoire plus heureuse, de meilleure augure.

Les arbres – et tout ce qui vit dans la forêt – pourraient devenir mes alliés et mes guides. Ils pourraient me donner des indications, comment retrouver mon chemin. Me rassurer. Me donner le courage et la confiance pour avancer librement.

Tout est une question d’attitude

Comment, et de quel angle nous regardons la situation donnée. Du rôle que nous symbolisons et vivons. La confiance que nous avons en nous, en la vie. 

“Aie confiance en toi-même, et tu sauras vivre.”
Johann Wolfgang von Goethe

Si nous voyons le verre la moitié vide ou la moitié plein. Si nous nous concentrons sur ce qui nous manque, plutôt que d’apprécier ce que nous avons. Si nous voulons avoir en permanence plus de tout, alors que nous avons déjà souvent plus qu’assez ou trop de tout.

Cela – et d’autres faits similaires – fait que nous nous créons des cauchemars, que nous sommes insatisfaits, à la recherche d’autre chose… En bref, nous courrons après la vie plutôt que de la vivre.

Et vous : où en êtes-vous ? Faites-vous le choix de l’allié, plutôt que de la bête sauvage ?

Pensez-y, vous seul détenez la clé de votre bonheur.

« Faites de votre joie de vivre une priorité absolue. Au lieu de risquer de vous perdre à tout jamais. »