Le bruit, mon compagnon de vie

À l’image du petit vélo qui tourne en rond dans mon esprit. Celui qui tourne sans cesse jusqu’à me faire souffrir et devenir malade, comme sur un bateau qui navigue par mauvais temps.

“L’équivalent du bruit extérieur, c’est le bruit interne de la pensée. L’équivalent du silence extérieur est le calme intérieur.” Eckhart Tolle
Robert a inventé la machine à effacer en rond ses traces de pas et depuis, il la teste, il la teste, il la teste, il la teste… via le blog de Jane Véronique

Robert a inventé la machine à effacer en rond ses traces de pas et depuis, il la teste, il la teste, il la teste, il la teste… via le blog de Jane Véronique

Le scénario qui passe du drôle à l’horreur

Présent en permanence, il fait partie intégrante de ma vie, malgré moi. 

En y écoutant de plus près, je tente d’entendre le son, que joue-t-il ? Dans quel sens va-t-il ? est-ce un ton agréable, beau et positif ? ou, au contraire, désagréable, moche et négatif ? C’est dans cette résultante que se trouve toute la différence. C’est également à cet instant que je me décide, si je m’autorise à être heureux, ou au contraire malheureux.

Souvent, nul besoin d’une manifestation extérieure, non, j’ai déjà tout ce qu’il faut en moi pour élaborer un scénario sournois. Que ce soit un film joyeux : qui me rend euphorique. Ou un film d’horreur : qui me rend apathique. La seule certitude, dans les deux cas, c’est moi le scénariste, l’acteur principal et le public. 

J’en suis conscient, toute mon attitude, mes états d’âme sont en permanence dictée par ce dialogue. D’où l’importance qu’il revêt pour moi.

Je regarde toujours des films en noir et blanc

Lorsque je suis dans la partie désagréable et négative, je vois qu’il est difficile, voire impossible de vivre une existence épanouie et équilibrée, à laquelle j’aspire pourtant. Je ressens également une grande influence sur mon état d'esprit en général, l’humeur et, finalement, mes actions. 

Par contre, quand je suis dans un état positif, tout est bien plus facile et agréable. J’apprécie ce que je fais et j’ai également une meilleure relation avec ceux qui m’entourent. C’est comme si j’avais un autre rayonnement, une sérénité qui attire tout ce qui est autour de moi.

Dans ces instants, j’ai l’impression d’être le maître de mes pensées et le capitaine de mon esprit. Que je suis capable de déplacer des montagnes, d’atteindre mes objectifs et des buts élevés tout en étant un soutien utile et apprécié pour les personnes qui m’entourent et souvent comptent sur moi.

Malgré ça, je me laisse submerger... noyer !

Connaître ne signifie nullement savoir, ni maîtriser. Je fais pourtant le maximum pour trouver une solution, pour moins gamberger. Laisser moins de place au petit vélo, qui continue inexorablement à tourner ses rondes sans vergogne. Le constat est accablant…, sans vraiment y parvenir.

Je me pose la question : pourquoi je laisse encore autant de place au bruit qui embue mon esprit et ma vision ? m’arrête dans mon élan, et me coupe l’herbe sous le pied ?

Si je savais tout, tout pourrait être autrement, peut-être que je pourrais être heureux.