L’intelligence collective est omniprésente

Elle est capable de mobiliser toutes les
compétences, pour en faire le meilleur. 

Si réussir – mesurée par notre capacité à l'emporter dans des compétitions permanentes – est devenue l'obsession générale de notre société, nous en oublions parfois le bon sens. 

La principale performance de chacun devrait être sa capacité à participer à l'intelligence collective. À mettre en sourdine son JE. À s'insérer dans le nous – tout en restant un JE totalement fonctionnel – bien plus riche que la somme des JE et l'attitude compétitive qui enferme l’individu. 

Le drame, c’est que tout commence déjà à l'école. En ressortent, des élèves contaminées par une attitude de lutte permanente, qui est à l'opposé de leurs intérêts. Pourtant, presque rien ne change !

”C’est quand on est installé qu’on se casse la figure. Il faut changer tous les jours. ” François Michelin.

De s’adonner à l’intelligence collective demande un certain sens du partage, mot qui semble inexistant dans beaucoup d’esprits même dits : intelligents. Ce qui me fait dire que l’évolution de notre espèce est encore dans les chaussures d’enfants…, au mieux d’adolescents.

Changer, cet état de fait, demande une modification des paradigmes et dogmes tellement ancrés dans nos esprits. Un vrai défi pour la plupart d’entre nous, et un travail à peine débuté pour la majorité des êtres humains, voir totalement occulté au détriment de préjugés ou de l’ignorance de son importance et pertinence.

Nous pourrions envisager d’intégrer cette démarche dans l’éducation de base. Donner un souffle nouveau à notre manière de penser. Si la première étape consiste à prendre conscience de la situation actuelle et de se demander si elle est vraiment satisfaisante. La deuxième consiste à s’interroger sur comment changer les choses pour qu’elles deviennent meilleures. Et, la dernière, à mettre immédiatement en action la résultante de la précédente.
Simple, me direz-vous... si les dogmes étaient moins résistants.

”La vie humaine ou le succès commencent souvent lorsque tout semble fini ou l’échec consommé. ”

Cela pourrait nous donner le courage nécessaire pour nous mettre en route et accepter un changement. Avancer, même lorsque cela semble hors de notre portée. Croire que nous sommes capables de bien plus que ce que nous pensons parfois. Garder à l’esprit que seuls ceux qui tentent quelque chose ont une chance d’avoir du succès, même si c’est après de nombreux échecs.

Tout cela pour dire qu’il est insatisfaisant de se satisfaire d’une existence basée sur des agissements obsolètes et peu enclins à changer quoi que ce soit dans la vie actuelle.